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TON ÂME ÉTAIT UNE PERLE

Auteur

Zbigniew Minda, né en 1972. Il provient de Radom. Diplômé en droit, il a étudié à l’Université de Varsovie et à la Sorbonne. Il a vécu en France et en Italie.
Actuellement il habite à Varsovie.
Il écrit un blog populaire. Il parle couremment francais.
Le roman Ton âme était une perle est son début littéraire.


Résumé

Un subtil roman d’amour lycéen-étudiant. Une histoire parallèle de deux jeunes, Agnès et Chris, les deux nés en 1989. Elle provient d’un petit village de la voïvodie de Sainte-Croix. Lui, d’une famille d’intelligentsia de Żoliborz, quartier de Varsovie. Elle, sachant ce qu’elle veut, de caractère difficile, sensible, un peu complexée, solitaire. Lui, beau rêveur, indécis, plein de grands désirs, parfois la tête en nuages et les pieds détachés de la terre. Quand ils ont 17 ans, indépendamment l’un de l’autre, une inscription mystérieuse sur un monument attire leur attention. Elle allait petit à petit changer leurs vies et rendre similaires leurs destinées, de manière inattendue pour chacun d’eux. Retrouveront-ils sa signification ? Réaliseront-ils que la suivre pourrait donner à leur vie un sens nouveau ? Ou plutôt la fuyeront, la négligeront comme quelque chose d’accidentel ? Sur les pages du roman on suit leurs péripéties lycéennes et universitaires, leurs choix petits et grands qui tournent autour de la sentence mystérieuse. Un roman sur la découverte de Dieu, de l’Église, d’autrui, de la vocation.



Recension du roman

Le roman de M. Zbigniew Minda Ton âme était une perle m’a intéressé et captivé tellement que j’ai lu le manuscrit presque d’une seule haleine (ce qui m’a pris deux jours). Ce fait même en pourrait être la meilleure recommandation.

Ton âme était une perle c’est l’histoire de deux jeunes : Agnès et Chris dont les histoires dans la première partie du roman – quand les deux ont 17-18 ans – se déroulent parallèlement, même s’il est facile à deviner qu’à un certain moment ils se rencontreront et que l’amour leur est destiné. Agnès provient d’un village situé au pied des monts Sainte-Croix et fréquente un lycée à Kielce ; elle est sensible, un peu complexée et son désir est d’entrer à la faculté d’architecture à Varsovie. Chris par contre habite le quartier de Żoliborz à Varsovie, il fréquente un bon lycée varsovien, il est un rêveur plein d’idéaux, sans plans précis pour l’avenir, un homme sociable, qui se réalise dans le scoutisme, auquel il appartient avec un groupe d’amis les plus proches. Les deux vivent leurs premiers amours et premières déceptions amoureuses, fascinations juvéniles et questions sur l’avenir, sur les idéaux, sur la vocation et sur Dieu, sur la valeur d’une vie pour les autres. Ils vivent aussi des moments difficiles, comme par exemple la mort de la mère d’Agnès ou un grave accident d’un ami de Christophe.

La seconde partie du livre se déroule quelques ans plus tard. Les deux s’approchent à la fin des études à Varsovie. Le voyage à Madrid pour les Journées Mondiales de la Jeunesse, organisé par les scouts, auquel participe aussi Agnès, invitée par ses collocatrices scouts, devient pour les héros l’occasion de faire connaissance et de tomber amoureux. Leur sentiment, auquel Christophe n’est d’abord pas encore prêt, vit des périodes d’hésitation et de séparation pour se transformer enfin – au fur et à mesure que les héros mûrissent et qu’ils se répondent à eux-mêmes aux questions sur les idéaux, sur la vocation et sur Dieu, sur la valeur d’une vie pour les autres (et surtout pour cette unique personne bien-aimée) –  en décision de confier l’un à l’autre sa vie dans un amour mature, confirmé par les fiançailles.

En décrivant l’histoire des héros, l’Auteur se concentre avant tout non pas sur leurs aventures « extérieures », mais plutôt sur leurs sensations intérieures et leurs choix, qui sont effectivement le moteur de l’action du livre, de même que des tournants dans l’histoire de l’amour qui se forme. Il faut admettre que l’Auteur montre avec un grand talent à quel point différemment les héros vivent leurs sentiments et événements dans sa féminité et sa masculinité. Dans certains passages, l’Auteur le met en relief aussi par la manière de mener la narration.

En même temps, malgré l’orientation vers les sensations intérieures des héros, le livre est écrit sans aucun pathos ni gonflement. Il se lit très bien grâce au langage rapide et vif, ainsi qu’une structure claire. L’Auteur arrive aussi à passer habilement des descriptions qui émeuvent le lecteur aux fragments qui peuvent l’amuser vraiment.

Il faut insister sur le fait que même si le trame scout apparaît à plusieurs reprises, ce n’est pas un livre « d’aventures scout », le trame mentionné étant uniquement le fond pour certains événements. L’expérience personnelle de l’Auteur, depuis des années lié au scoutisme, a une influence positive sur la manière authentique de représenter certains événements, ainsi que sur l’authenticité psychologique des personnages. Il est visible que l’Auteur puise dans ses expériences personnelles et que certains personnages sont basés sur des personnes du milieu scout de l’Auteur.

Comme je connais l’Auteur et son milieu scout, j’ai dû me poser la question si cela bien n’était pas la raison de mon enthousiasme pour ce livre et si mon recension était objective et que le livre allait plaire aussi au lecteur étant complètement hors ce contexte, surtout un lycéen ou un étudiant (quoi qu’on en dise, j’ai déjà un peu dépassé cet âge-là). Il me semble pourtant que les sentiments des jeunes héros sont une expérience si universelle que le livre peut plaire à un public plus vaste.

De toute façon – et cela est une remarque qui ne concerne pas le contenu du livre, que le marketing plutôt – l’Auteur est une personne très connue et appreciée dans son milieu scout en Pologne et en Europe.

En répondant alors à la question si et pourquoi il vaut publier ce livre, je soulignerais le fait qu’un jeune lecteur, qui est avant tout son destinateur, peut voir dans les héros les personnes de son âge qui se servent dans leur vie des valeurs et d’idéaux, qui s’aiment d’un amour beau et pur, qui sont croyants et qui prient. En même temps les valeurs et la foi ne sont pas montrées par l’Auteur de manière effrontée qui pourrait rebuter un jeune lecteur, mais constituent un fond de la vie des héros, marqué de manière subtile. Sans doute le livre a une valeur évangélisatrice et ainsi s’inscrit dans le profil de chaque maison d’édition catholique. Si je devais caractériser par un seul mot ce roman, ses héros et son ambiance, j’emploierais le mot « positif » - exactement le même qui me vient en tête quand je me rappelle les livres de Małgorzata Musierowicz, lus il y a des années.

Michal Pac OP, prieur du couvent des dominicains à Poznan


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